Voyage de la Mandarine – Verdon

décembre 30th, 2013

Au départ notre programme était d’aller faire de la cascade de glace à Gavarnie. Mais devant les conditions pourries, on s’est rabattu sur le verdon. La météo n’est pas terrible, mais avec l’artif l’intérêt c »est que ça passe toujours ! Direction « le voyage de la mandarine », pour un petit voyage de 3 jours dans les Gorges.

Au parking on est seul…tu m’etonnes ! On en profite pour bien s’étaler et trier le matos. Puis direction les Rappels.

On fait les 60 premiers mètres, on fixe et on retourne dormir au pied de la voie.

Après une nuit de pluie le réveil est humide. Il a fallu se mettre bien au fond de la baume pour être à l’abri du spray.

La sortie de la baume est bien noire. ça promet.

Le verdon dans ses mauvais jours.

C’est parti. Echauffement matinal au jumard puis hissage des sacs

Tout de suite c’est raide

Ca colle toujours autant !

A la sortie des surplombs, l’état des dalles ne permet pas de pouvoir espérer faire un peu de libre

Les deux serpillières

Recherche Gore-Tex… faire offre !

Le soir la pluie s’arrête enfin. La lumière et la vue sur le canyon sont démentes.

Bivouac. Un buisson sec. Un peu d’écobuage nous permet de faire sécher les fringues.

Au petit matin. C’est à nouveau bien glauque. Ben t’es là ?

Mais rapidement la mer de nuage redescend dans le fond du canyon

Et hop

A notre droite

en bas, Ben bourrine au jumard sur fond de mer de nuage

Au loin la mer de nuage qui s’enfile dans le canyon vers Castellane.

Le soleil refait son apparition

Oui il est là !!! Yes

et tout de suite la banane. Il lui en faut peu au niçois.

Sortie. Relais. Vaché.

Voie Berhault – Le Teillon

décembre 21st, 2013

Une bonne journée au soleil avec Kev dans cette face ensoleillée du Teillon au dessus de Castellane.

Après quelques longueurs qui échauffent l’avant dernière longueur est une dalle grise bien dure à déchiffrer à vue (on n’a pas été gêné par les traits de magnésie). Ensuite la dernière longueur remonte un feuillet sur un fil de fissure . Étrangement l’ambiance est ultragazeuse alors qu’on est pas si haut. L’équipement est béton et abondant.

La réalisation récente de Champagne, le 8b en dalle de la Turbie , a été une bonne préparation et me permet de faire ces deux longueurs à vue.

Vous trouverez toutes les infos dans l’excellent bouquin de P.Mussato  » itinéraire d’un grimpeur gâté »

@ P Mussato

Back in the USA

décembre 15th, 2013

Polémiques au Brésil

octobre 15th, 2013

Quelques lignes pour expliquer pourquoi j’ai déséquipé une voie en fissure  » Tiro no Sol » à Itatiaia au Brésil. Voie équipée par Eliseu Frechou en 2001.

Actuellement, 4 activités de grimpe se partagent un même terrain de jeu: le rocher:  Le Dry-Tooling, l’escalade artificielle, l’escalade sportive et l’escalade traditionnelle. Je ne vais parler ici que des deux dernières.

1- Comme toute ressource terrestre, le rocher n’est pas en quantité inépuisable et il est donc de notre responsabilité de transmettre aux futurs grimpeurs un terrain de jeu où ils pourront s’amuser au moins autant que nous et ce quelque soit leur type de pratique.

2- L’escalade traditionnelle, et dans ce cas précis, l’escalade en fissure, est une pratique historique de l’escalade qui possède une histoire, une technique et du matériel très spécifique. Par la force des choses, son terrain de jeu est plus limité que l’escalade sportive et il est indispensable de sauvegarder et de valoriser cette activité.

3- Dans beaucoup de sites les deux pratiques coexistent: Red River Gorge, Smith Rock, le Verdon, Annot etc… c’est donc possible et surtout très enrichissant.

4- L’équipeur et la fédération de montagne brésilienne me reprochent de ne pas avoir respecté l’éthique locale. Bon là ça se complique !

5- En ce qui concerne les voies sportives. J’ai ouvert une voie en mur dans le parc. Les  trois spits utilisés ont été mis, selon les règles locales, au tamponnoir (puisque le perforateur est interdit) et après discussion avec les grimpeurs locaux rencontrés.
Par contre j’ai vu une photo de « l’ouvreur » dans  » Tiro no Sol » avec un perforateur.

6- En ce qui concerne les voies de trad. Comment reconnaître une fissure déjà grimpée par un grimpeur de trad ? A rien, il n’y a pas de traces ! Ce n’est pas parce qu’on met un spit dans une fissure en granite qu’on est le premier à la gravir et surtout que ce geste n’est pas discutable.
J’ai fais quatre autres fissures en trad dans ce secteur, au potentiel incroyable pour cette pratique. Il n’y a aucune trace de ces ascensions autre que celles dans ma mémoire.

A 200 m de cette voie se trouve un toit ouvert par Lionel Terray en 1944, rien que ça ! Et bien vous y trouverez des spits (je précise que ce n’est pas lui qui les a mis !). J’ai fais l’ascension de ce toit en trad, j’aurais aussi du le déséquiper, je le regrette maintenant.
Mais surtout j’ai du mal a imaginer un tel alpiniste séjourner dans ce coin et passer devant cette magnifique fissure de  » Tiro no Sol » sans la parcourir. La même année il ouvrait la voie Rebuffat-Terray au Pélerin, avec des passages autrement plus difficiles que cette voie !

Combien d’autres, et notamment de grimpeurs de trad brésiliens, l’ont parcourue entre temps ?

Mr Eliseu Frechou ne peut affirmer qu’il est l’ouvreur. Il peut par contre affirmer qu’il a défiguré cette voie.

7- Mettre des spits dans les fissures c’est s’accaparer un itinéraire aux exigences spécifiques et interdire à toute une communauté de grimpeurs de profiter de ce terrain de jeu. C’est inacceptable et non respectable.

J’ai d’abord fait « Tiro no Sol » en solo. Je l’ai refaite ensuite avec une corde et l’ai désequipée en rappel. Donc j’assume mon geste et je le revendique.

Il faut bannir les spits des fissures de granite.

Oui Taï Boxing (Chamonix) devait être déséquipée, Oui Green Spit (Val di Orco) devait être déséquipée. Oui The Doors (Cadarese) devait être déséquipée. Oui » Tiro no Sol » devait être déséquipée et ce quoi qu’en pense le soit disant ouvreur.

Mettre un spit ne nous donne aucun droit mais nous donne des devoirs.

Peak District – UK

septembre 16th, 2013

Santa Gadea – Espagne

septembre 11th, 2013

Le Peak ? non l’Espagne !

Le rocher…

Pas mal de fronton de grès avec des passages parallèles ou tu as juste à faire glisser le pad.

Le rocher…

la lande au mois d’août.

Le rocher…

Le rocher…

La vue du café de Santa Gadéa. Pas stressante.

Le rocher…

pas mal de bloc assez hauts et de mur à croutes…

Weg durch den Fisch – Marmolada – Italie

septembre 6th, 2013

Weg durch den Fisch (Au travers du poisson) : Igor KOLLER/Piotr SUSTR – ED+ – 33 longueurs – 7b+

@ ??

« Weg durch den Fisch »  est une voie ouverte en 1981 par Igor KOLLER et Piotr SUSTR dans la face sud de la Marmolada. On devrait plutôt dire dans la forteresse de la Marmolada : 900 m de haut et 5 kms de large. Le décor est posé.

C’est la voie qui nous tenait à cœur cet été. Après un mois d’alpinisme, c’est surout la voie idéale pour reprendre contact avec la grimpe: difficile, engagée, de la lecture d’itinéraire, des protections « naturelles ». Du trad en calcaire, quasi une première pour moi.

Le créneau de beau est stable sur 3 jours. Exceptionnel pour les Dolomites ! Antoine n’hésite pas et part de Paris. Il nous rejoint à Cham et on décolle tout de suite  avec Francisco.

Il ne faut pas trop se fier aux cotations du topo. L’escalade est très exigeante et soutenue et la longueur de la voie assez usante. On a un peu toujours l’impression d’être à fond, surtout sur le plan mental.

C’est quasiment aussi long que le Nose ! Même si après la vire les difficultés sont finies, on voulait la faire en totalité. On trouvait que descendre au milieu faisait un peu « falaise ».

La veille, alors qu’on monte pour bivouaquer au pied de la voie, on croise Maurizio Giordani, l’auteur du magnifique topo des éditions Versante Sud sur la face sud de la Marmolada. Il nous apprend qu’il vient de la refaire pour la nettoyer intégralement et retirer toutes les sangles, les cordelettes… etc.  » elle est parfaite comme ça, vous avez de la chance « .

En cordée de 3 pas question de parler de chrono. On prévoit tout pour faire un bivouac à la vire au 2/3 de la voie à la fin des difficultés et donc hissage de sac au programme. Finalement, malgré le départ tardif à 8h00 cela aurait pu passer dans la journée. Mais bon, un bivouac avec Francisco ce n’est jamais triste, donc pas de regrets.

Francisco est là pour faire des photos et profiter de la ballade. A chaque relais on lui fixe une stat. Lorsque Francisco arrive au relais, il hisse le sac. Ca roule bien. On est là pour en faire le plus possible en libre… avec quand même un crochet à gouttes d’eau au baudrier. on ne sait jamais…

Gros combat : Plats, trous évasés, inversées, mono-doigt, pieds fuyants sur un des plus beaux calcaire d’altitude que je connaisse. Même les pendules peuvent être libérés ! Les protections « naturelles » sont plus ou moins bonnes avec parfois une dizaine de mètres entre les « points ».  Une voie d’anthologie.

Ça passe en libre et à vue.

On est rincé mais super heureux. Grosse ambiance au bivouac sur la vire. Un duvet pour trois mais je dors comme une masse. Nuit de 10h

Le lendemain, on termine par la quinzaine de longueurs typées plus  » montagne ». Le temps tourne, les sacs sur le dos on trace, pas envie de prendre un orage dans les cheminées terminales ! les histoires d’alpinistes qui meurent noyés dans ces cheminées qui font déversoir  nous trottent dans la tête.

Ici un extrait du texte de Stephane Benoit au retours de sa première visite de la voie. Il y est allé deux fois, c’est dire la qualité de la voie !

 » Le lendemain, c’est après un lever tardif que je retrouve Patrice. Il discute en anglais avec un randonneur comme son équipement presque réglementaire nous l’indique : le sac à dos avec les poches sur le côté, la carte postale en plusieurs parties fraîchement achetée au refuge, la petite famille à portée de main, bref la panoplie du touriste. Passé ce cliché, j’écoute la conversation et je comprends que Patrice parle depuis un moment de : « à travers le Poisson » et que notre touriste a l’air de connaître la voie. Intrigués, quand nous lui demandons clairement s’il a fait la voie, sa réponse est affirmative, mais comme il n’en dit pas plus, sa femme sans doute lassée par ses mystères intervient pour nous révéler que nous discutons avec IGOR KOLLER. Là, complètement abasourdis nous écoutons Igor nous raconter l’histoire du Fish, une histoire simple mais tellement marquante, qu’aujourd’hui encore plus de six ans après je ne m’en suis toujours pas remis.

L’été 1981 avec Piotr SUSTR, son jeune compagnon de cordée qui n’a que 17 ans, ils grimpent ensemble pour la première fois, quand ils tentent d’ouvrir la voie. Ils échouent après quelques centaines de mètres. Quelques temps après, ils reviennent et alors que le second porte seulement un petit sac comme dans les escalades à la journée, en trois jours ils réalisent, disons pour être accommodant, une des voies les plus folles des Alpes ! Ils ont grimpé en tête chacun leur tour avec des pitons et même des crochets goutte d’eau mais pas de TAMPONNOIR ! Le spit au relais dans le Poisson a donc été rajouté ultérieurement.
Mes vaniteuses dissertations sur les : « révolutions du possible même en l’an 2000 » s’envolent et dorénavant dans la grimpe je n’aurai qu’un seul maître : «  Igor KOLLER » car, de voie ouverte avec une telle maestria, je n’en connais qu’une  »

@ et le topo de Steph, jusqu’à la vire.

Pilier Central du Frêney – Mont-Blanc

août 23rd, 2013

La 100ème des 100 plus belles de Rébuffat.

Une grosse course avec 1000 mètres de dénivelé, de l’escalade jusqu’à 4500m d’altitude et une retraite très problématique en cas de mauvais temps.

Une course légendaire depuis le drame en 1961 lors de la tentative des équipes de Bonatti et Mazeaud avec trois survivants sur un groupe de sept alpinistes. Ici

Une course symbole de la compétition alpine pour les premières ascensions des « derniers problèmes » avec une véritable affaire Frêney lors de la première ascension par l’équipe de Chris Bonington sous la pression de l’équipe de René Desmaison. Ici

Une belle ligne dans un coin très sauvage avec un pilier suspendu dans l’immense versant italien du Mont-Blanc. Une chandelle terminale où le rocher est excellent.

On a pris l’option du one push  en partant du bivouac des Eccles.

6h dans le pilier et encore une sortie magnifique jusqu’au sommet du Mont-Blanc par l’arête. La descente jusqu’à Chamonix m’a paru longue. J’en ai un peu marre de marcher !

NoGrad

août 21st, 2013

So Classic

août 21st, 2013

Pointe Walker - Grandes Jorasses: « Arête des hirondelles » . Une grande ballade aérienne. Le passage au dessus du Linceul est superbe, respect à ceux qui l’ont skié.

@Stephane Roguet

Grand capucin : « voie Bonatti/Ghigo ». Tellement de pitons que l’on a du mal à mettre les mains dans les fissures. ça gâche un peu le plaisir.

Grand Capucin : « Voyage selon Gulliver » en débutant par les 3 premières longueurs de L’élixir d’Astaroth. La voie « falaise » en haute montagne sur du rocher quasi parfait. Cham-sommet-Cham dans la journée comme lors d’une session à la Palud.

Aiguille de Blaitière - face W – « Fidel Fiasco ». C’est tout droit, c’est évident et descente en rappel dans la voie. Reposant, sauf pour Biquet !